Axe 1 – Une ville qui relève le défi climatique et qui protège sa biodiversité

Bocage, prairies naturelles et zones humides façonnent le paysage couëronnais. Mais en quelques années, la ville a perdu une partie de biodiversité.

Aide à l’agriculture bio, refus d’imperméabiliser davantage les sols et renaturation de la ville vont nous permettre de reconquérir ce patrimoine naturel et d’anticiper les effets du changement climatique.

1. Protéger, favoriser et restaurer la biodiversité du territoire

Protéger et restaurer la nature

Œuvrer vers le zéro-pesticide, en ville comme à la campagne.

Réaliser un ABC: Atlas de la Biodiversité Communale.

Établir un plan de sauvegarde de la biodiversité de la commune et des habitats naturels (trame verte et bleue), protection renforcée et remise en état des cours d’eau, mares et sources, protection des haies et restauration ponctuelle : corridors écologiques.

Exclure toute possibilité de construction sur les zones humides (marais, prairies humides, mares, zones de ruissellement).

Protéger les espaces agricoles

Inclure Couëron dans le territoire du PEAN des Trois rivières pour garantir, à long terme, le caractère agricole de la commune.

Initier un observatoire des terres agricoles avec des organisations professionnelles, des associations et des citoyens pour mobiliser au mieux les outils réglementaires à disposition de la collectivité.

Mettre en œuvre un aménagement foncier agricole, forestier et environnemental (AFAFE), visant la réorganisation du parcellaire en zone A et N, le maintien ou la replantation de haies et la diminution des trajets pour les paysans.

Favoriser la renaturation de la ville et la biodiversité

Adopter un plan global de végétalisation de l’espace public pour préparer Couëron aux futurs changements climatiques (jardins et vergers partagés, plantations d’arbres, haies diversifiées et zones enherbées, végétalisation des toits).

Rechercher les modes d’entretien de l’espace public et des espaces verts les plus pertinents : renaturation de la ville, protection de l’environnement et de la biodiversité, modalités d’intervention des services communaux.

Développer la qualité et la quantité des espaces naturels en villes (haies, chemins, bocage, mares, arbres).

Poursuivre avec Nantes Métropole le développement de la forêt urbaine au nord de la commune en continuité avec les espaces boisés des communes voisines pour créer des corridors écologiques.

Sauvegarder un espace de nature à proximité de chaque école.

Recréer, partout où cela est possible, des zones de perméabilité, déminéraliser et renaturer l’espace public.

Réfléchir, avec les professionnels concernés, à une évolution des pratiques valorisant la prise en compte de l’impact écologique et social (matériaux et outillages utilisés, hygiène et conditions de travail).

Renforcer l’expertise des services de la ville pour leur donner une réelle place dans la sensibilisation, l’information et la formation de la population.

2. Sensibiliser au développement durable

Favoriser toutes les initiatives de transmission autour des savoir-faire : jardinage, bricolage, réparation, en lien avec les collectifs, associations et centres socioculturels présents sur la commune.

Encourager et soutenir les actions citoyennes de nettoyage de la commune et des lieux publics, en lien avec les établissements scolaires et les espaces jeunes des centres socioculturels.

Recréer des espaces jardins dans les écoles, replanter des arbres. Les agents des services municipaux volontaires pourront élargir leurs missions et seconder les professionnels de l’éducation.

Mettre à l’étude la possibilité de limiter les panneaux publicitaires 4m x 3m, pour décoloniser nos esprits. Interdire sur le territoire de la commune l’installation de panneaux lumineux fortement consommateurs d’énergie.

Encourager l’économie non marchande entre habitants : implantation de boîtes à dons pour favoriser les échanges de biens, le soutien à la mutualisation de matériel (jardinage, cuisine, bricolage, etc.) et de services entre les habitants d’un même quartier, création d’une bibliothèque d’objets.

Proposer un temps-fort annuel de sensibilisation aux enjeux environnementaux, ainsi que des animations régulières.

Redynamiser la maison de la Gerbetière : expositions, sorties nature, départ de randonnées, etc.

3. Objectif zéro-déchet

Organiser des actions de sensibilisation et d’éducation pour limiter l’utilisation d’emballages non-recyclables.

Inciter à l’achat en vrac ou sans emballage et au recyclage (compostage et recyclerie).

Mettre en place très rapidement le principe zéro-déchet lors de toute manifestation organisée par la ville ainsi que dans les restaurations collectives.

Développer le tri sélectif dans les bâtiments communaux (écoles, etc.) et sur l’espace public.

Accompagner les initiatives en matière d’économie circulaire.

S’attaquer au gaspillage alimentaire et développer la mise en place des solutions pour les bio-déchets dans les écoles.

Développer le compostage collectif en étroite collaboration entre habitants et agriculteurs.

4. Promouvoir des modes de gestion et de consommation économes en énergie et en eau

Promouvoir un éclairage urbain adapté aux besoins et économe en énergie

Faire le bilan de l’éclairage public sur la commune et adapter le dispositif d’éclairage en tenant compte des besoins de la population dans chaque quartier, des rythmes biologiques, de la biodiversité, et de la réduction des coûts.

Faire respecter la législation en s’assurant que les enseignes commerciales et les bureaux éteignent leur éclairage la nuit (mesure du pacte transition), fixer un délai d’extinction après la cessation d’activité par exemple.

Signer et mettre en place durant le mandat, les engagements de la charte pour un éclairage durable (nouvelle charte disponible depuis octobre 2019).

Être exemplaire dans la consommation et la gestion de l’énergie

Rechercher systématiquement les modes de gestion et de construction des équipements communaux les plus économes en énergie.

Améliorer la performance énergétique de tous les bâtiments communaux et actualiser le schéma directeur d’évolution des modalités de gestion de l’énergie (éclairage, chauffage…).

Garantir une gestion de l’eau économe et juste

Soutenir la mise en place d’une tarification différenciée ouvrant le droit universel (à faible prix) à une consommation de base avec une tarification progressive au-delà.

Mettre en place des actions de sensibilisation et d’éducation pour une utilisation économe de l’eau.

Mettre en place des dispositifs permettant l’économie en eau (récupérateurs, etc.) par les services communaux.

5. Maîtriser la construction par un urbanisme responsable qui tient compte de la fragilité du territoire et anticipe le dérèglement climatique

Maîtriser et accompagner la construction de logements

Soutenir la réhabilitation des logements plutôt que la démolition-reconstruction.

Intégrer dans les opérations de construction de logements les services de proximité nécessaires aux nouveaux habitants.

Mettre en place des concertations avant chaque projet d’urbanisme et de construction. Instaurer un groupe de suivi incluant les riverains pour les aménagements de proximité.

Promouvoir un urbanisme responsable

Refuser toute extension urbaine, sur les zones agricoles et naturelles, en densifiant les zones déjà urbanisées, tout en veillant à la qualité de vie de ces zones.

Privilégier l’implantation d’entreprises sur des zones déjà artificialisées.

Densifier les zones artisanales et industrielles existantes sans l’extension de ces zones.

Prendre en compte le changement climatique et la montée des eaux

Reprendre l’inventaire des zones à risques liés à la montée des eaux.

  • pour prévoir des scénarios, se projeter dans l’avenir,
  • pour adapter la commune à la montée des eaux, en lien avec la métropole,
  • pour agir en respectant un juste équilibre entre les activités humaines et la dynamique des milieux naturels.

Associer la population et les acteurs des zones répertoriées à cet exercice de projection pour anticiper des conflits.

Mettre en œuvre les directives du SCOT 2017 à l’horizon 2030.

Restaurer des sols de pleine terre partout où les surfaces artificielles ne sont pas ou plus nécessaires (aires de jeu, parkings, pieds d’arbres).

Mettre en place des chaussées et revêtements poreux et des fossés végétalisés (mesure du pacte transition).

Développer l’information et l’accompagnement des habitants pour l’application des mesures du PLUM concernant la montée des eaux.

Adopter une démarche résiliente face à la montée des eaux dans tous les travaux concernant les berges de Loire, en tenant compte de la dynamique et de la fragilité du milieu.


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